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Ces dernières années, de très nombreux travaux scientifiques ont démontré que des habitudes de vie quotidienne saines, notamment au travers de la nutrition, contribuent à réduire les risques de maladies et d’incapacités. Bref, manger équilibré est bon pour la santé. On nous le répète tous les jours. Le bien-être au travail est lui aussi fortement lié à l’alimentation. Les performances professionnelles dépendent en partie du régime alimentaire au travail. Qui n’a jamais mangé devant son ordinateur, ou pris son café accompagné d’une barre chocolatée toute droite sortie du distributeur de friandises, pour le petit creux de la pause de 10h? On ne vous parle pas de la mode des grandes boites de bonbons et autres réglisses à porter de main pour aider à boucler des dossiers tardifs… Et nous passerons sous silence les plateaux traiteurs pris en réunion, ou les repas dits d’affaires, où il est mal vu de ne pas faire honneur au plat du jour.

Quelques chiffres : Un mauvais régime alimentaire peut réduire la productivité de 20%. Pour rappel, l’impact économique de l’obésité est particulièrement élevé et représente 2,6 % du PIB français, soit 56 milliards d’euros (sources 2016). L’alimentation au travail est un sujet essentiel. En faire l’une des priorités du bien-être au travail est une bonne occasion d’augmenter la productivité et d’améliorer le moral des salariés tout en contribuant à la bonne image de l’entreprise.

En France, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a permis le développement d’un très grand nombre d’actions de communication et d’information ainsi que la mise à disposition d’une grande variété de documents pour les professionnels.

Le temps passé au travail représente un moment important de la vie quotidienne de l’ensemble des actifs. Durant ce temps, au moins un repas est pris, au sein ou à l’extérieur du lieu de travail. Des repas déséquilibrés pris au quotidien sur le lieu de travail ont un impact non négligeable sur la santé et l’activité des salariés. Une mauvaise alimentation peut être à l’origine de problèmes qui touchent le moral, la sécurité, les capacités et le bien-être des salariés. Pourtant de bonnes habitudes sont faciles à mettre en place, grâce à une meilleure information sur les besoins nutritionnels des salariés. Une formation sur la diététique en entreprise permet d’améliorer durablement la qualité de vie de l’organisation en restant sur des investissements modestes. L’objectif est de prévenir les carences des salariés et les maladies chroniques qui auront donc une incidence sur l’absentéisme et les accidents du travail.

S’il est primordial qu’un employeur offre à ses employés un cadre de travail sain, répondant à des normes rigoureuses de sécurité, il est tout aussi important qu’il les encourage à opter pour des habitudes de vie saines. La mise en œuvre de programmes de santé nutritionnelle peut s’avérer un premier pas significatif dans cette voie. Pour information, l’intervention des entreprises volontaires dans les enjeux de nutrition ne peut avoir de caractère obligatoire. Seules des démarches individuelles peuvent contribuer à la prise en compte de ce facteur de bien-être et de santé au sein des entreprises. Ils doivent être fédérateurs, en mesure de rassembler un grand nombre de personnes désireuses d’apprendre comment améliorer leur santé, au travail comme à la maison. Ces programmes doivent naturellement s’inscrire dans une démarche globale de santé au travail.

L’environnement de travail a une influence sur la santé des employés. Avant de mettre en place un programme de santé nutritionnelle, il est important d’examiner objectivement l’endroit où les employés prennent leurs repas. Les lois sur la santé et la sécurité au travail imposent que les espaces de repas soient propres, agréables et qu’ils appliquent strictement les normes d’hygiène en vigueur dans les lieux collectifs. Pour commencer, il ne faut pas hésiter à avoir un regard objectif sur le contenu des distributeurs automatiques ainsi que les menus des cafétérias d’entreprise. C’est en prenant en compte tous ces paramètres que l’on comprend comment le lieu de travail influe sur les habitudes alimentaires des employés. La mise en place d’un programme nutritionnel aura peu de chance de porter ses fruits si on ne se pose pas les bonnes questions en amont.

L’entreprise doit être moteur sur les programmes de santé nutritionnelle et alloue du temps aux employés pour qu’ils participent à des séances d’information, offre des aliments appropriés à la cafétéria et dans les distributeurs automatiques, met à disposition des réfrigérateurs et des micro-ondes qui permettront de conserver et de préparer des repas de façon convenable.

Agir, au sein de l’entreprise, sur la nutrition (l’alimentation et l’activité physique) est un moyen fort de contribuer au bien-être au travail, à la prévention des pathologies les plus fréquentes, à la réduction de l’absentéisme, à l’amélioration de la qualité du travail.

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/09012013-GUIDE-PNNS-entreprises-DER.pdf

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