France-Allemagne : le match des Ressources Humaines

Ah le florissant modèle Allemand qui avec solidité et tout en pragmatisme résiste à la crise tandis qu’autour de lui les pays de l’Union Européenne s’écroulent comme des châteaux de cartes et que le dialogue social prend plus des allures de guerre que de concertation. A qui ? A quoi la faute ? Et si tout venait de la Gestion des Ressources Humaines ?

En recueillant pour les Echos Business les propos de Thierry Hamon, associé du cabinet IDRH et fort de de son expérience de 20 ans en Allemagne, Dominique Bailly nous en apprend un peu plus sur la politique RH allemande et ses différences avec celle menée en France.

Parmi les points forts de l’Allemagne une aptitude de longue date à faire cohabiter économique et social en ce sens où la parole syndicale s’attache plus à contribuer aux efforts collectifs qu’à la revendication que l’on chérit tant en France. Une tradition qui remonte aussi à la réunification des deux Allemagnes quand il fallait bien trouver des solutions pour éviter les antagonismes entre ceux de l’Est et de l’Ouest. Autre point fort, la capacité allemande à gérer dans le consensus les mutations lourdes de l’entreprise avec un sens de l’ajustement très précis qui permet de régler les difficultés tout en faisant prendre conscience à chaque salarié de sa responsabilité dans la nouvelle économie de l’entreprise. Une culture de l’unanimité qui trouve ses racines dans la pratique de la cogestion qui depuis plusieurs années associe les salariés aux décisions de l’entreprise permettant ainsi de faire front à la mondialisation ou à la mauvaise finance.

Néanmoins malgré son bon point et son éternel statut de premier de la classe, l’Allemagne ne cultiverait pas la notion de bien-être au travail avec autant de savoir-faire que nous-autres français. En effet, alors qu’en Allemagne le salarié se doit d’être très flexible comme une ressource acquiesçant au système de production, la France quant à elle sait faire émerger les individualités et développer la performance humaine avec brio.

Par conséquent rien ne sert forcément de copier les RH allemandes, c’est au contraire en respectant son ADN social que la France bâtira étape par étape une nouvelle confiance, établira une stratégie RH de la crise en mesure d’affronter les challenges économiques de demain. Haut les cœurs.

Un interview à retrouver en détail dans les Echos Business


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