Le stress au travail : cet orage de l'intérieur !
3 millions d’actifs en France seraient au bord d’un Burn Out. Voilà un chiffre qui n’est pas fait pour remonter le moral dans un contexte déjà saturé de difficultés. Et pourtant, il va bien falloir l’assumer et surtout y remédier à ce chiffre qui ne cesse de prendre le pouvoir depuis quelques décennies en dépit de mesures tant au sein des pouvoirs publics que dans le sérail de l’entreprise.
Les grands responsables de cet inconfort, de cette montée d’adrénaline baptisée « stress » : les délais, les restructurations, les emplois du temps surchargés, la compétition, la pression, les conflits de pouvoir, la précarité, sont devenus des termes familiers dont on se passerait volontiers tant ils sont à l’origine de maux physiques et psychiques altérant notre santé de la tête aux pieds.
Dynamique positive lorsqu’il nous permet d’affronter des situations d’urgence nécessitant une mobilisation de toute notre énergie, le stress devient vite un épouvantail dès lors qu’il s’installe de façon systématique. A l’origine de troubles cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, d’anxiété, de dépression, il altère considérablement la colonne vertébrale de notre bien-être et occasionne une épidémie d’arrêts de travail qui alourdit sérieusement la note de la santé publique comme celle des entreprises.
Face à un tel enjeu, le remède doit être de taille et il ne s’agit désormais plus de poser un pansement sur une jambe de bois. C’est donc au-delà de la séance de massage ou de la machine à café qu’il faut aller en réfléchissant à une véritable politique de prévention du stress qui laisserait aux salariés la possibilité d’exprimer leurs émotions sans être condamnés ou soupçonnés d’un manque de combativité.
C’est en s’affranchissant de sa verticalité trop rigide que l’entreprise retrouvera le chemin du sens et de l’épanouissement qui l’accompagne. Une philosophie du bien-être que ne démentira pas le groupe Google qui a intégré dans son management une journée par semaine consacrée à des initiatives personnelles. La cerise sur le gâteau de cette approche moins rigide : la création de Google Earth.
Corbeau toxique planant sur nos têtes, le stress n’est pourtant pas une fatalité ni dans l’entreprise, ni dans notre vie personnelle. Il suffit parfois de prendre le recul nécessaire pour le mettre à distance. Pour cela une solution aussi simple que peu coûteuse : savoir respirer et relativiser.
A chacun donc de trouver son propre paratonnerre contre cet orage de l’intérieur.
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