Retour d'expatriation : la fuite des cerveaux !
Menée en 2012 par le très sérieux cabinet Ernst & Young, une étude démontre qu’une fois de retour au pays les expatriés ne restent pas fidèles à l’entreprise qui les a envoyés booster les marchés émergents. Une fuite des bons éléments (11% des expatriés démissionnent à leur retour d’expatriation) motivée par un accompagnement insuffisant et un management inadapté lors du retour dans le pays d’origine.
Alors que de plus en plus de grandes entreprises entendent développer leur rayonnement extérieur et tout faire pour inciter à la mobilité internationale, elles ne mettent cependant pas réellement en œuvre une véritable stratégie RH en termes de préparation au départ et d’adaptation au retour.
Parmi les freins au départ : la carrière du conjoint, les études des enfants et les évolutions de carrière représentent les principales angoisses des expatriés. De même, en dépit d’une prise de conscience des RH questionnés, la réinsertion qui suit la mission à l’étranger est insuffisamment prise en compte et bon nombre d’entreprises la négligent laissant s’envoler vers d’autres cieux professionnels des salariés pourtant enrichis de compétences majeures dans le contexte mondialisé actuel.
Aussi, selon les chiffres de l’étude, c’est seulement 37% des responsables RH qui se préoccupent des perspectives d’évolution des expatriés lors de leur retour au pays. Un chiffre sidérant quand on sait le bénéfice et l’acuité qu’apporte une expérience à l’étranger. Il est donc temps de tirer la sonnette d’alarme pour que ces entreprises chouchoutent leurs expatriés et prennent conscience de la qualité de ces éléments qui ont eu l’audace de faire leurs valises pour faire valoir leur expertise et plus largement celle de l’entreprise qui les a recrutés.
La gestion des talents : un indispensable RH pour relever le défi de l’économie mondiale !