Stéphane Cormary

Comment êtes-vous devenu coach?

Après vingt ans passés dans de grands groupes internationaux, j’ai décidé de quitter le monde des entreprises. J’avais quarante ans tous les voyants étaient au vert, le bon moment pour changer. Je ne savais pas trop vers quoi aller. On me parlait de coaching, les personnes qui me connaissaient me disaient que ça m’irait bien. L’idée m’a plu, j’ai donc suivi une formation, à l’abordant sous un prisme scientifique, ce qui n’était pas si évident.

A quoi correspond ce besoin de coach en France?

On est rentré dans un « monde ++ », plus vite, mieux et moins cher. Avec une notion permanente de performance, chacun doit être à la hauteur et dans tous les domaines. Super professionnel, super conjoint, super parent. Les gens explosent sous la pression qu’ils s’infligent et deviennent fragiles. La souffrance au travail s’accentue et n’a jamais été aussi importante. Beaucoup vivent avec la « peur au ventre » et ça se transforme en stress, en troubles anxieux comme les phobies ou les attaques de panique. Pourtant, objectivement la qualité de vie de façon générale, s’est améliorée. Les individus sont devenus plus exigeants et recherchent des méthodes pour mieux vivre. L’entreprise ne peut pas tout, l’organisation ne suffit plus. La recherche de solutions devient primordiale, avec des résultats rapides à la clé. Des méthodes alternatives sont apparues suscitant un certain engouement.

Un effet de mode ou un vrai plus?

Il y a un effet de mode, aujourd’hui, tout le monde se convertit au coaching. Soyons honnêtes, il y a 20000 personnes qui se déclarent coachs en France, seuls 400 peut-être vivent de leur métier réellement. Les individus sont en recherche permanentes de solutions performantes et efficaces. La psychanalyse et certaines thérapies psychologiques n’apportent pas de réponses suffisamment concrètes qui correspondent aux attentes immédiates. C’est une histoire de culture. Il y a également cette honte de la réussite, honte du succès.  Certains salariés qui se font coacher en France ressentent une forme de culpabilité, de ne pas être perçus à la hauteur, qu’ils assimilent à une preuve de faiblesse.

A quoi reconnait-on un bon coach?

Un bon coach est celui qui vit de ses missions. Seul le client peut dire si le coach est bon. Plusieurs éléments sont à prendre en compte, à commencer par le savoir-faire. C’est un métier d’expert. Un bon coach se forme continuellement et doit développer sans cesse sa « boîte à outils ». De-même il est important qu’il soit supervisé par un autre coach. Notre métier est fait de doutes et nous avons besoin du regard de nos pères. Il faut une certaine forme d’humilité pour faire ce métier. Nous sommes en apprentissage constant, il faut varier autant que possible les missions et ne pas rester sur ses acquis. Un bon coach doit être capable de travailler sur toutes les dimensions de l’individu. Le coaching est une science, l’art de l’accompagne sans parti-pris. Le coach doit cultiver une forme d’opportunisme de l’instant, poser la bonne question au bon moment, faire sortir la personne de sa zone de confort, installer une relation adulte/adulte. Etre capable de gérer les énergies et faire preuve d’empathie. Le coach incarne ce qu’il est et ce qu’il dit. Il reste avant tout un professionnel, il doit se focaliser sur les résultats, avoir un objectif, établir un planning et le gérer étape par étape.

La particularité de votre démarche?

Les progrès de la science nous permettent aujourd’hui de voir le cerveau en action, d’en observer ses interactions en temps réel. Ainsi nous avons pu observer ce que nous appelons les neurones miroirs. Ce qui nous a permis de mieux appréhender ce que ressent un individu coaché, d’analyser en profondeur l’architecture et le fonctionnement des étapes de la pensée. Nous pouvons ainsi détecter rapidement les troubles de l’anxiété et les différentes formes de stress comme les stress post-traumatiques. Je travaille avec une équipe de professionnels de santé comme des neurologues mais aussi psychiatre et addictologue, c’est indispensable d’être entouré et de collaborer pour traiter certains cas particulièrement aigus.

les pièges à éviter?

Le manque d’exigence, être trop en affinité avec le coaché, développer une forme de séduction, un piège dangereux. La relation peut être très vite faussée. D’où l’importance d’instaurer un cadre de travail très clair, en évitant une approche trop floue et des objectifs mal définis.

Stéphane Cormary

Directeur et Fondateur d’EXECOACHING, Experts en Changement et d’EMOTIVACTONS, accompagnement spécialisé dans la QVT
https://www.execoaching.org


Interview de Damien Acoca

Comment êtes-vous devenu coach?

Je le suis devenu à 23 ans le plus jeune coach comédien de France sur les conseils d’un coach qui trouvait que j’avais un œil, des prédispositions et une empathie naturelle pour ça.

A quoi correspond ce besoin de coach en France?

On est dans une course au gain et aux résultats, un monde capitaliste dans lequel on a besoin de se faire aider. On est passé de l’humain à l’individu, le souhait de se faire entendre est devenu prioritaire et il y a des professionnels pour répondre à ces attentes. Personnellement, je ne me considère plus comme un coach, ça ne veut plus rien dire. Je suis un artisan de la matière humaine, je crois qu’en France, les individus sont en attente d’accompagnement, une forme d’assistanat, une désir de maitriser ses états émotionnels  pour se sentir plus à laise

A quoi reconnait-on un bon coach?

Un bon coach est quelqu’un qui n’est pas dans le gain, qui développe une véritable empathie et qui n’est pas là pour obtenir quoi que ce soit de la personne, l’ objectif est de ramener la personne à elle-même tout en l’accompagnant avec beaucoup de bienveillance, mais avec une certaine autorité. Pour moi l’autorité, c’est un cadre avec de la bienveillance. Un bon coach c’est quelqu’un qui ne se met pas en avant et qui accompagne réellement la personne, en restant à l’écart, presque dans l’ombre et qui se met au service du besoin de la personne.

La particularité de votre démarche ?

La particularité de ma démarche, avant tout c’est d’être dans l’accompagnement et de ramener de l’amour, de l’estime et de l’humain au cœur de soi,  de ne pas être forcément dans des fonctionnalités. Ma spécificité est de mettre en lumière les serrures en aucun cas d’être le détenteur des clés, c’est le coaché qui les a. Mes interventions sont guidées par la recherche d’authenticité et sont réalisées dans l’immédiateté pour pouvoir accéder à l‘essence même d’une émotion.  J’ai mis en place un ensemble de démarches d’accompagnement dédié au développement personnel, centré sur l’intelligence émotionnelle et le développement de la compétence émotionnelle.

les pièges à éviter?

Les pièges à éviter, c’est d’être emporté par son propre égo, mais pour tout bon coach, il est indispensable d’en passer par là pour apprendre à se mettre à l’écart.

 

Damien Acoca
Coach / Formateur chez Atelier Damien Acoca
La Bulle Emotionnelle
http://cargocollective.com/atelieracoca/Infos-pratiques-inscriptions

 

Interview de Louise M artiste peintre

Interview de Louise M artiste peintre

Parlez-nous de votre parcours, comment êtes-vous devenue artiste « d’entreprise » ?

Au départ je voulais être architecte finalement j’ai fait des études d’ingénieur en électronique. Je rêvais de vente aux enchères, alors je me suis orientée vers un troisième cycle en école de commerce… et puis je suis partie faire le tour du monde pendant trois ans. Quand je suis rentrée j’ai travaillé dans la logistique dans le secteur de la pharmacologie l’industrie pharmaceutique, une belle expérience de dix ans en entreprise. Ensuite je me suis tournée vers le conseil, j’aimais le côté en mode projet, autonomie et immersion chez les clients. Après huit ans dans cette activité, je suis partie aux Etats Unis, le hasard a fait que j’ai conçu une carte de vœux pour mes amis, en mode story telling, en mélangeant histoire et art, l’idée a rencontré un succès immédiat, le concept était né. De retour en France, on commence à me demander des tableaux sur ce principe de story telling, ça fonctionne si bien que je crée mon entreprise en 2012.

Parlez-nous de votre approche ?

Le mariage du conseil et de l’artistique. Conseiller une entreprise et l’art ne me semblaient pas incompatibles. Pour faire passer une idée, il fallait être à l’écoute, pour exprimer une idée par l’art, il faut comprendre et conceptualiser. Cette phase est la plus importante. Quand je crée, j’essaie de faire abstraction de mes goûts, je deviens plus chef de projet qu’artiste. Je traduis les choix de mes interlocuteurs, leurs idées. Je deviens un vecteur. Je puise mon inspiration auprès de mes clients. C’est pour ça que je suis très proche d’eux, pour mieux les comprendre.
Mes tableaux sont des expériences humaines, ils deviennent des outils pédagogiques pour fédérer ou donner du sens.

Pourquoi l’entreprise aime-t-elle l’art ?

L’entreprise aime l’art comme l’art aime l’entreprise. L’art crée du lien, c’est une rencontre, c’est un catalyseur. L’art crée du sens Je tiens à être artiste peintre et non à devenir illustratrice. L’objectif n’est pas simplement d’illustrer une idée mais de la traduire et de lui donner une forme.

Une expérience qui vous tient à coeur ?

J’ai eu l’occasion de me mobiliser pour une cause à travers une œuvre d’art, une expérience artistique unique autour des attentes et du vécu des malades, de leur entourage et de leurs médecins. L’objectif était de faire reconnaître la maladie et de sensibiliser le grand public, de mobiliser ainsi tous les acteurs. C’est aussi une façon de traduire l’engagement de Santé Publique pour améliorer la santé des malades. J’ai vécu un moment très fort et une très belle expérience. J’ai réalisé un tableau en co-construction avec les patients et les praticiens à partir d’entretiens individuels. Cette suite de confidences m’a permis de construire des symboles, des expressions sensorielles pour exprimer le vécu des patients et du corps médical.

La peur de la page blanche?

Je fais en sorte qu’il n’y en ait pas. C’est pourquoi j’attache beaucoup d’importance à la phase préparatoire. Ce qui reste compliqué comme toute création, c’est le démarrage, l’angoisse de la page blanche existe toujours. Le travail d’écoute est stratégique, bien définir les objectifs, le contexte et les attentes, il faut rester dans le vrai, l’art doit se nourrir de choses vraies d’où l’importance de l’analyse en amont. L’entreprise et les salariés sont toujours très en attente. J’interviens à l’occasion de team building et mon travail est un outil de communication interne pour donner du sens et renforcer la cohésion.

Retrouvez le travail de Louise M sur www.louisem.fr et découvrez son nouveau projet de crédences pour les particuliers, quand l’art s’invite dans votre cuisine.

 


 

Interview de Janicka Bassis Fondatrice de Wwire World Women In Real Estate

Comment réagissez-vous à ce qui se passe en ce moment concernant la dénonciation du harcèlement ?

Ce qui se passe actuellement ne m’étonne pas du tout, je me réjouis de ce mouvement qui prend chaque jour plus d’ampleur. Les femmes sont des combatives. Je le constate régulièrement à l’occasion de conférences ou de tables rondes, leurs témoignages sont formidables.  Des femmes qui se battent, qui sont fortes et qui veulent aller de l’avant. Elles ne veulent plus accepter cette situation, les inégalités, le harcèlement, la sous-représentativité dans les métiers à responsabilité ou les fonctions de management.

Les inégalités se réduisent-elles ?

Les inégalités sont encore trop importantes, les salaires restent inférieurs à mission égale. C’est à partir de ce constat accablant que j’ai créé Wwire. La première communauté de femmes entrepreneurs dans l’immobilier à travers le monde. Je me suis basée sur mon expérience dans l’univers professionnel de l’immobilier où les inégalités sont nombreuses, si l’on compare le nombre de femmes qui travaillent dans ce secteur par rapport à celles qui exercent des fonctions managériales ou à responsabilité.

L’objectif de Wwire est de donner de la visibilité à la réussite des femmes et à toutes les initiatives qui y contribuent. C’est aussi donner des outils et des moyens pour que les femmes développent leur leadership. Je suis convaincue que les femmes influentes sont mieux armées pour lutter contre les inégalités et les discriminations.

Quels rôles peuvent avoir les réseaux sociaux ? 

Chaque jour le rôle influant du networking démontre sa puissance. Ce que nous vivons en ce moment le prouve. C’est un formidable outil pour dénoncer les actes de discrimination et de harcèlement mais c’est également une magnifique vitrine pour donner de la visibilité aux succès et aux initiatives des femmes.

Je veux encourager les femmes à être combatives et fières de leur réussite. Ce qu’elles font à travers le monde est formidable. Quand elles s’unissent et partagent leurs expériences, elles peuvent soulever des montagnes. La dénonciation très forte des actes de harcèlement que nous pouvons voir sur les réseaux sociaux en est la preuve. C’est une véritable lame de fond qui est en train de se produire, capable de briser des années de silence. Je suis totalement convaincue de la force des femmes quand elles s’entraident : elles sont solidaires dans le succès comme dans le combat.

Quel type d’aide apportez-vous ?

 Wwire permet aux particuliers et petites entreprises : l’accès au marché B2B en France et à l’international pour les femmes entrepreneurs afin de promouvoir leur entreprise, des opportunités d’offres d’emplois, la mise en relations auprès de femmes expertes reconnues, l’opportunité d’élargir leur réseau et de faire grandir leur entreprise. Nous permettons aux sociétés : de développer leur image B2B, de renforcer leur réputation dans la diversité et la parité. Nous faisons sur le site Wwire la promotion des sociétés exemplaires et nous donnons la parole à la diversité des talents au sein des organisations. Le succès de leurs actions passe par une plus grande visibilité. Wwire se veut une caisse de résonance de l’ambition et de la réussite des femmes. Nous mettons en valeur le succès et les bonnes pratiques. Wwire se veut résolument positif et bienveillant et reste complémentaire aux actions que peuvent mener les organisations contre les discriminations ou celles qui militent pour l’égalité des femmes.

Nous mettons le succès en valeur pour qu’il serve d’exemple aux autres femmes, pour leur dire que c’est possible. Nous sommes à leur côté pour les accompagner dans leur réussite. Notre volonté est d’aider les femmes à développer leurs projets et leur parcours professionnel, qu’elles soient dirigeantes, entrepreneurs, ou créatrice d’entreprise, nous pouvons leur fournir les outils nécessaires pour se faire connaitre.

wwire.eu



Le point de vu de Dominique LANOË Président du Syndicat des Experts agréés CHSCT

Qu’est-ce qui a changé depuis la création du CHSCT en 1982?
En 35 ans les CHSCT ont gagné leurs lettres de noblesses. C’est un véritable espace citoyen qui au fil du temps est devenu une instance importante et indispensable dans un bon nombre de secteurs. Les études prouvent que la prévention est plus efficace quand il y a présence d’un CHSCT. Il faut souligner que les risques traditionnels sont toujours malheureusement très présents malgré l’évolution des conditions de travail, la pénibilité reste très préoccupante dans bon nombre d’activités. Un nombre important de secteurs est toujours largement soumis aux risques professionnels. Par exemple, les préparateurs qui travaillent chez les grands acteurs du commerce y compris en ligne (e-commerce) restent fortement exposés à la pénibilité, rien de nouveau de ce côté-là.



Les CHSCT ne risquent-ils pas de perdre une partie de leur expertise?
La perte de spécialisation pourrait être contrebalancée par la mise en place de moyens plus importants. Les CHSCT vont devoir avoir une approche globale. Ce qui n’est pas sans difficulté. Les enjeux que défendent les représentants du personnel ne sont pas forcément les mêmes que ceux du CHSCT. Les enjeux d’emploi n’ont pas les mêmes objectifs que les enjeux de santé au travail. Les deux regards sont importants.
Les conditions de travail sont intégrés au niveau stratégique de l’entreprise, certes, mais avec quels moyens? Pour remplir leur mission correctement, il faudra des moyens aux représentants du personnel au CSE or ce n’est pas ce qui se dessine..

Les CHSCT et le rôle de la QVT?
La aussi la mise en place de dispositifs de QVT n’a pas été assortie de moyens d’expertises concrets. Le rôle de la QVT est encore très flou dans bon nombre d’organisation.
Le monde du travail a dû faire face à 3 grandes réformes en trois ans, ce n’est pas rien.

 

Dominique LANOË

Président du Syndicat des experts agréés CHSCT



Cinq questions à Jean-Marie Bourrec
Formateur et coordinateur Heartfulness Ile-de-France

Pouvez-vous définir la méditation en quelques mots ?

Méditer, c’est centrer nos pensées sur un élément unique, une pensée particulière, afin de faire grandir en nous l’objet de notre méditation, voire de devenir ce sur quoi nous méditons. La méditation Heartfulness, qui prend ses racines dans le Raja Yoga ancestral, est une technique de méditation centrée sur le cœur, sur la lumière présente dans notre cœur.

Pourquoi la méditation est-elle devenue un enjeu de bien-être pour les entreprises ?

La Qualité de Vie au Travail intègre le Plan de Santé au Travail 2017 qui recouvre tout ce qui est relatif à la santé des salariés, dont le bien-être social. Les travaux scientifiques montrent qu’en méditant sur un sentiment venant du cœur, comme la compassion, notre système immunitaire fonctionne mieux, la chimie de notre cerveau se modifie, nous sommes plus heureux et en empathie avec les autres. Avec la méditation Heartfulness, nous régénérons notre cœur et calmons notre mental, amenant équilibre dans nos activités quotidiennes. Ce qui favorise le sens du discernement, l’intuition et une meilleure relation aux autres.

Aujourd’hui combien d’entreprises font appel à ce type de pratique ?

La pratique de la méditation y est de mieux en mieux accueillie. Les méthodes proposées ont su s’adapter et proposer une offre laïque plus adaptée à la culture d’entreprise. De grandes entreprises et des groupes internationaux ne s’y sont pas trompés, ils ont mis en place des programmes de méditation pour leurs collaborateurs…  Des start-ups et des PME ont également intégré le programme Heartfulness dans leurs pratiques.

Quels sont les pièges à éviter pour une entreprise qui souhaite installer ce type de programme au sein de ses équipes ?

 Si la demande est curative, penser que la méditation seule réglera tout est un piège. Nos programmes renforceront tout ensemble cohérent d’actions de Qualité de vie en entreprise. La seconde erreur serait d’imposer des séances de méditation, chaque participant doit se sentir libre de pratiquer la méditation selon son inspiration.

En quoi la démarche de  Heartfulness est-elle différente et en quoi son offre aux  entreprises se distingue-t-elle des autres ?

La spécificité Heartfulness est de rendre la méditation plus accessible et efficace. Elle peut être abordée par une relaxation qui permet de relâcher les tensions corporelles, puis par la transmission yogique qui favorise l’accès à un spectre plus large de la conscience. Il est difficile de décrire la transmission yogique, c’est pourquoi nous proposons de l’expérimenter lors de séances découvertes gratuites d’environ 45 minutes. Pour ceux qui veulent aller plus loin, nous proposons des séances hebdomadaires d’approfondissement avec un formateur certifié. Ce modèle repose sur le même modèle de financement que Wikipédia : partager ce qui nous passionne et le rendre accessible au plus grand nombre, à tout moment et en tout lieu.

 

Interview de Jean-Marie Bourrec
Formateur et coordinateur Heartfulness Ile-de-France
Chargé de mission pour le Sameth de l’Essonne.



Angelika Mleczko L’Étincelle CHO
répond à nos questions et nous parle de son expérience 

Comment devient-on Chief Happiness Officer?

Qu’on se le dise : il y a autant de profils CHO que d’entreprises, le CHO n’aura pas la même fonction dans une Start Up ou un grand groupe. C’est avant tout, une question de personnalité, d’expérience de vie et de qualités humaines, avec un point commun pour tous les CHO dans l’entreprise : créer du lien entre collaborateurs ! Le CHO est naturellement un fédérateur, un médiateur, à l’écoute des autres, avec une joie de vivre contagieuse. Actuellement, il y a peu de formations accessibles financièrement, surtout dédiées aux personnes en reconversion professionnelle venant des services RH ou Communication, et aucune formation diplômante pour les étudiants. On distingue quatre grands profils de base : communication, événementiel, ressources humaines et management. Le fil conducteur, il s’agit d’un métier tourné totalement vers l’humain, qui s’appuie sur le digital et tous les outils connectés (plateforme collaborative sur Slack, applications sur smartphone pour des mises en relation, remontées d’informations comme indicateurs de mesure…). Une véritable boîte à outils que le CHO dispose avec la HappyTech (https://happytech.life/)  pour instaurer de nouvelles méthodes de collaboration, en mode projet.

 

Chief Happiness Officer, un phénomène de mode éphémère? 

Toute nouveauté est immédiatement critiquée et cataloguée. Le CHO a toute sa place dans l’écosystème de l’entreprise, les organisations ont pris totalement conscience de l’utilité de ce profil au sein des équipes, force est de constater la difficulté de recruter les talents et surtout les garder. « Ils ont parfaitement assimilé que nous n’étions pas de simples outils ». La preuve, le métier commence à être reconnu et se structure, il s’installe pour durer, la plus belle preuve, il existe maintenant le Club des CHO (http://clubdescho.com/) qui est un véritable espace d’échanges et de partages des bonnes pratiques de Bien-être au travail pour inspirer.

Chief Happiness Officer, quel avenir?

C’est un métier d’avenir ! Les entreprises ont besoin de se transformer constamment, être plus compétitives face à un marché mondial concurrentiel, et le CHO est là pour accompagner les individus dans cette transformation, les rendre autonomes et responsables. Il est essentiel d’installer une politique de bien-être durablement, créer du lien entre tous, afin que l’Humain reste maître à bord et au centre de l’organisation. Les actions bien-être permettent de développer notre intelligence émotionnelle face aux enjeux d’ici 2030 avec la montée de l’intelligence artificielle, l’arrivée des chatbots et autres logiciels type Réalité Augmentée ou Réalité Virtuelle.

Votre meilleur souvenir?

Prendre soin des gens, s’occuper d’eux. Diminuer le stress, améliorer leur hygiène de vie, leur redonner confiance, donner du sens au travail. Si les gens comprennent pourquoi ils se lèvent le matin, alors on a gagné. Retrouvons du plaisir au travail, soyons tous des acteurs du bien-être : voilà en 2 mots la mission un peu folle, que le CHO a accepté de relever en entreprise.

Votre moins bon souvenir?

Que mon action ne soit qu’un one shot, juste le temps d’un atelier ludique à la pause déjeuner. Le changement nécessite un accompagnement dans la durée, sous forme de répétitions d’actions innovantes pour intégrer les nouvelles pratiques managériales, plus orientées vers la coopération et l’entreprise libérée. La fonction CHO se doit d’être transversale, avec l’implication de la Direction dans la Politique Bien-être, et demande d’être capable d’échanger avec les RH, les managers, le CHSCT, le CE, les syndicats ou le COMEX, où le dialogue entre les différents départements pourra être perçu comme un gage de succès.

Angelika Mleczko http://linkedin.com/in/angelika-mleczko-404b2b22