L’actualité du bien-être en entreprise

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Les animaux, sources de bien-être en entreprise

Peut-être parce que nous sommes nous même amis des animaux et qu’il nous arrive régulièrement d’amener nos chiens au bureau, nous avons voulu nous pencher sur ce nouveau phénomène du « Pets at Work ». Une véritable tendance au Japon aux Etats Unis et également en Angleterre. Il faut naturellement aller chercher de l’autre côté de l’Atlantique pour trouver les entreprises initiatrices de cette tendance, on retrouve une fois de plus, Google, Facebook, Amazon ou Etsy qui font figures de précurseurs en la matière et sont considérées comme des entreprises « pet friendly ».

Encore une nouvelle mode? Pas si sûr. Quand on sait qu’en France, il y a 63 millions d’animaux, qu’aucune loi n’interdit leur présence dans les entreprises (sauf naturellement dans le secteur alimentaire) et que le pouvoir apaisant des animaux n’est plus à prouver. On ne compte plus les expériences positives menées dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou auprès des enfants handicapés, alors pourquoi ne pas travailler avec son chien tranquillement installé sous son bureau? Si en plus il est prouvé qu’ils ont une action bénéfique?

Selon un article paru dans chefdentreprise.com« Animaux en entreprise : un vrai facteur de cohésion », 44% des propriétaires de chiens interrogés par l’Ifop osent à peine caresser l’idée de venir travailler avec leur animal. La plupart n’imaginant même pas que c’est possible… Et pourtant, ça l’est, et c’est même recommandé par des études très sérieuses comme celle menée par le professeur Randolph Barker de la Virginia Commonwealth University parue dans l’Interantional Journal of Worplace Health Management. Il souligne que dans les entreprises pet friendly étudiées, « les différences en termes de stress ressenti par les employés entre les jours où les chiens étaient présents et ceux où ils ne l’étaient pas ont été étonnantes ».

 

L’animal, vecteur de communication et d’apaisement

Ne serait-ce que caresser un animal, le regarder dormir ou jouer avec lui quelques instants constitue un moyen de décompresser et contribue à se détendre brièvement . Sortir le chien pour lui faire faire ses besoins s’avère bien moins nocif qu’une pause cigarette!

En France, Purina, une société spécialisée dans l’alimentation pour animaux, communique régulièrement sur les bienfaits de la présence de chiens dans l’entreprise. Totalement convaincue que les chiens ont un impact positif sur la santé mentale mais également sur le bien-être des individus, la société incite les entreprises à les accueillir dans leurs locaux. . Il sont ainsi à l’origine de plusieurs initiatives dans ce sens dont le projet « Pets at Work », allant jusqu’à inscrire la présence des animaux sur le lieu de travail dans leurs dix engagements au même titre que la création d’emploi pour les jeunes ou l’approvisionnement responsable. Purina se veut précurseur en la matière et montre l’exemple, en effet,  cette société compte plus d’une vingtaine de chiens qui chaque jour accompagnent leurs maitres salariés dans les locaux de l’entreprise de 300 personnes à Noisiel près de Paris. Mais ce qui fonctionne chez Purina dont l’activité est étroitement liée aux animaux peut-il s’appliquer ailleurs? Les GAFA toujours en avance s’y sont mis. Mais chez nous il faut aller du coté des cabinets d’avocats pour retrouver nos amis, on en retrouve également dans les métiers de création et de production audiovisuelle, ou parfois ils deviennent de vraies mascottes. Maryel Devera, dirigeante de la société de production audiovisuelle M Screen, ne se déplace jamais sans Lookie, son jack russell. « Lookie est un vecteur de communication au sein des équipes », constate-t-elle.

Il faut respecter quelques règles

Tous les lieux ne se prêtent pas à la présence d’un chien et on comprendra qu’il est plus facile de l’accueillir dans un bureau que dans une chaine de production…

Généraliser la présence des chiens au bureau obéit à quelques règles. Parmi celles-ci, l’aménagement d’un espace adapté avec gamelles, point d’eau, endroit pour se coucher. Ne pas oublier de signaler la présence de l’animal aux autres collègues.

Chez Purina qui décidément ne recule devant rien, une fois par an, à l’occasion du « Pet Day », la journée qui célèbre la présence des chiens dans l’entreprise, un vétérinaire se déplace même sur le lieu de travail. Objectif : voir si le chien est adapté au mode de vie en entreprise, vérifier qu’il soit propre,  qu’il fasse ses besoins dehors et que son comportement ne soit pas agressif. Le vétérinaire s’assure également que chaque animal de compagnie est bien à jour de ses vaccinations. Autres règles en place chez Purina : le refus des chiots « trop foufous » et des chiens de catégories 1 et 2, types pitbull et rottweiler. Enfin, l’accès est interdit aux animaux à certains endroits, les toilettes et le restaurant d’entreprise.

Tout le monde n’apprécie pas forcément les chiens, certaines personnes développent même des phobies ou des allergies, il est donc indispensable de s’assurer de l’adhésion de l’ensemble des salariés. Et que la présence des animaux ne soit pas de nature à affecter la vie de l’entreprise.

Il est bien évident qu’un chien qui aboie au moindre coup de fil peut  devenir insupportable et produire des tensions à l’opposé de la bonne ambiance escomptée…

Donc si le chien peut être source de bien-être en entreprise, il faut néanmoins tenir compte de l’environnement de travail, des contraintes que cela implique de part et d’autre et ne pas en faire un enjeu de principe, si aucune loi n’interdit les chiens dans l’entreprise, aucune loi n’oblige celle-ci à les accueillir .

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Le vampire psychique rôde parmi nous et nous ne le savons pas

Dans la famille empêcheur de travailler heureux, je demande le vampire psychique. Dernier avatar comportemental qu’on a tous subi dans notre travail ou dans le cercle familial. Cousin pas très éloigné du pervers narcissique, le vampire psychique se débusque à tous les niveaux des organisations. Moins dangereux que ce dernier, il n’en reste pas moins redoutable. Nous allons essayer de mieux comprendre son comportement et ce qui le distingue. Inutile de sortir vos gousses d’ail et vos crucifix, pour ça, nous nous sommes plongés dans le livre de Stéphane Clerget, « Les vampires psychiques, comment les reconnaître, comment leur échapper. »

 

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On a beaucoup parlé du pervers narcissique et sa personnalité est maintenant bien connue, de nombreuses études et témoignages ont mis en lumière ses agissements, on cerne un peu mieux son profil. Personnalité hautement toxique et manipulatrice, il peut être un véritable prédateur pour ses proies, avec une volonté destructrice, un manque d’empathie total, un égocentrisme sans commune mesure, une vraie mécanique au service du mal. Heureusement les pervers narcissiques sont maintenant bien détectés et les vrais, ne sont pas si nombreux que cela. On a parfois abusé de cette appellation pour décrire un manager tyrannique ou un conjoint trop encombrant. Le vampire psychique est plus pernicieux, moins flamboyant. Discret, il agit en toute liberté et depuis fort longtemps, bénéficiant d’une impunité totale, se nourrissant de ses victimes en se cachant lui-même parfois dans un rôle de victime pour mieux endormir la méfiance des autres.

Qui est-il ?

On se méfie tellement des pervers narcissiques qui nous veulent du mal, qu’on ne se rend pas compte que des gens en apparence très gentils nous pompent l’air. Ils semblent innocents et parfois même victimes. Ils ne sont pas méchants mais souvent en demande d’amour et de reconnaissance. Il ne font pas peur donc on ne s’en méfie pas.

Contrairement aux vampires, ces créatures fantastiques que nous connaissons bien à travers la littérature, le vampire psychique ne se nourrit pas de notre sang mais de notre énergie. Nous sommes sa source et c’est en cela qu’il se différencie de son cousin le pervers narcissique, car contrairement à lui, il ne cherche pas à vous détruire. Il n’en demeure pas moins que son appétit et sa soif de notre énergie peut nuire à la longue à notre bon fonctionnement. Cela se traduira par une baisse d’énergie et l’apparition de stress sans que nous en connaissions la cause. On peut apparenter ça à du parasitisme et l’on comprend mieux pourquoi le vampire n’a aucun intérêt à tuer son hôte. Il est dépendant de sa victime.

Il peut-être n’importe qui. Il peut être structurel ou occasionnel. Comme le souligne Stéphane Clerget dans son livre, on peut s’apercevoir rétrospectivement de son influence nocive, comme cette jeune femme qui s’est rendue compte de l’action néfaste de son manager quand celui-ci a été muté. Elle se sentait épuisée par ce qu’elle prenait pour une surcharge de travail mais qui n’était que le résultat des demandes incessantes et impossibles de son supérieur. Le vampire peut être aussi ce collègue qui aspire votre expertise, ce manager qui se nourrit de votre travail sans la moindre reconnaissance.

Méfions-nous des collègues épuisants !

L’action du vampire est si insidieuse que nous ne nous en apercevons pas. Nous reportons la responsabilité de notre fatigue quotidienne sur nos faiblesses, notre émotivité, et cela pourra se traduire y compris physiquement, douleurs articulaires, eczéma et autres troubles.

Les rapports humains sont basés sur l’échange, le partage. Nous donnons et recevons, des idées, des conseils ou tout simplement des informations (pour ne rester que dans le cadre du travail). Le vampire lui n’est jamais rassasié, pour lui, il est plus simple et moins fatigant de s’approvisionner en pompant l’énergie des autres plutôt qu’en générant la sienne. Il prend mais ne donne jamais et le mot partage ne fait pas partie de son vocabulaire.

Le vampire psychique n’est pas un individu sinistre et apeuré rôdant le soir dans les bureaux déserts à l’affût de sa future victime. On le retrouve à tous les niveaux de l’entreprise, beaucoup occupent des postes élevés car ils ont su bénéficier de l’énergie de leur équipe et profiter de leur situation pour prendre l’ascendant sur leurs collègues. Et si on les retrouve au sommet de la hiérarchie, c’est aux dépens d’autrui. Leur carrière est jonchée de cadavres soigneusement cachés dans des placards. La réussite, hélas, appartient souvent à ceux qui ont su profiter du travail et du talent des autres.

Comment savoir si on est sous l’emprise d’un vampire ?

C’est pas si simple, mais il y a des signes qui ne trompent pas. Face à lui on ressent une certaine nervosité et ce, systématiquement. On est fatigué, déprimé, tendu, en un mot, totalement vidé. Vous arrivez enthousiaste et plein d’énergie devant lui, et très vite il reportera l’attention sur lui, cherchera votre écoute, votre approbation sans se soucier à aucun moment de vos propres réflexions. Cette attitude est assez commune et ne signifie pas forcément qu’on est face à un vampire, la différence résidera dans sa récurrence systématique.

Comment s’extraire de son influence ?

Comme le souligne Stéphane Clerget, « en prendre conscience, c’est déjà la première étape. On peut continuer à donner, mais pas autant. Mieux vaut « doser » ce que l’on transmet et ce que l’on garde pour soi. Le principal me semble être de mettre les choses en lumière, de parler à son entourage pour rendre le pouvoir du vampire psychique inopérant.   On peut lui exprimer son ressenti, expliquer les effets que produisent son comportement en ayant à l’esprit qu’il va probablement continuer à s’accrocher, en appuyant là où ça fait mal: qu’il s’agisse de notre tendance à la culpabilité, au besoin d’être aimé, à la dette que l’on a l’impression d’avoir envers lui, etc. »

Pas facile donc de s’extraire de son influence néfaste. Le vampire psychique est malin et son instinct de survie dans l’entreprise en fait un redoutable individu toxique. Il reste néanmoins un personnage en apparence sympathique qui saura jouer de nos doutes et de notre culpabilités. Ne soyons pas dupes et préservons nous de lui afin de garder notre bonne humeur au travail.

Stephane Clerget Les vampires psychiques Comment les reconnaître, comment leur échapper Editions Fayard

Stéphane Clerget est psychiatre et praticien dans le service de psychiatrie enfantine à l’hôpital de Cergy-Pontoise. Spécialiste de l’adolescence, il est auteur de plusieurs ouvrages

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L’entreprise libérée, un modèle qui fait de plus en plus d’adeptes

L’entreprise libérée est devenue à la mode, suscitant une forme d’engouement sans que l’on sache vraiment de quoi il s’agit précisément. Libérer l’entreprise est devenue une démarche quasiment philosophique suivie à travers le monde par des patrons qui souhaitent transformer leur organisation en profondeur. Ces chefs d’entreprise encouragent la prise d’initiatives de leurs salariés et prônent une organisation qui s’appuie sur la confiance et l’autonomie. Cela passe par la suppression totale ou partielle de la hiérarchie, rendant les pointeuses et autres outils de contrôle du travail obsolètes. Les maîtres mots deviennent : transparence et circulation de l’information ; les salariés s’organisent en équipes pour les plannings, les congés, et même pour les décisions d’investissement ou les politiques de rémunération, une vision qui pourrait paraître utopique de prime abord.

 

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La libération de l’entreprise met l’humain au centre de son
fonctionnement

Le postulat de base repose sur un climat de confiance et de reconnaissance des collaborateurs dans lequel leurs compétences peuvent pleinement s’exprimer, à la condition qu’une liberté totale leur soit accordée. Le principe de ces organisations est de laisser les salariés prendre des initiatives individuelles plutôt que de leur imposer des directives et des contrôles.  Le système hiérarchique classique est remplacé par  une structure plate où les collaborateurs s’auto-dirigent. Un programme qui séduit les nouvelles générations Y et Z peu adeptes des organisations managériales trop rigides.

La mise en place de règles de fonctionnement, définies collectivement, garantissent l’espace de liberté de chacun. L’autonomie est placée au coeur du système managerial.

Mais revenons à la définition d’«entreprise libérée». Cette notion (en anglais freedom-form company ou F-form company) a été reprise par Isaac Getz (professeur à l’ESCP Europe et auteur de livres dans les domaines du comportement organisationnel, du leadership et de la transformation organisationnelle) dans un article académique de 2009, dans lequel il décrit « une forme organisationnelle dans laquelle les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu’ils jugent bon d’entreprendre (eux et non leur patron). Il y précise qu’à l’instar des architectes qui définissent une construction (par exemple un pont) à partir de sa fonction (permettre un passage par-dessus un obstacle) et non d’un ensemble de caractéristiques structurelles, « l’entreprise libérée est définie aussi à partir de sa fonction » (permettre la liberté et responsabilité d’initiative) et non d’un modèle. Pour permettre la liberté et la responsabilité des salariés, la libération d’entreprise remet en cause les pratiques organisationnelles jugées comme des freins. Par exemple, ce type d’organisation conduit à une réduction drastique des dispositifs de contrôle interne. Cette approche part d’un postulat de départ que, l’homme aime travailler, et que cette théorie est juste (la théorie Y de Douglas McGregorest). Elle prône comme valeur fondatrice, la confiance en l’Homme.

A l’exemple de Decathlon, Auchan, Kiabi, Airbus, Orangina Schweppes, Michelin, la MAIF, IMATech, Biose, Axa Banque, de plus en plus d’entreprises, de toutes tailles et secteurs confondus, se sont lancées dans des phases d’expérimentation. De même des organisations du secteur non marchand telles que plusieurs caisses de la Sécurité Sociale, deux ministères belges, un OPH et quelques municipalités en France, ont aussi rejoint ce mouvement.

La prise de conscience de la nécessité d’un changement des pratiques organisationnelles résulte de la constatation du coût direct et indirect du contrôle. Celui-ci entraîne, notamment, de la démotivation du personnel, des difficultés à innover dans un environnement de plus en plus complexe et des difficultés à attirer de nouveaux talents toujours plus en quête de sens.

Ces entreprises misent sur l’auto-détermination et l’auto-organisation pour renouer avec la motivation des salariés afin de permettre la création de valeurs. Redonner du sens à l’action devient une priorité. Les décisions prises en haut de la pyramide à grand renfort d’indicateurs simplificateurs ne peuvent plus être représentatifs de la réalité du monde qui nous entoure. L’entreprise libérée fait donc le pari de l’intelligence collective pour faire face aux enjeux de demain.

Les entreprises libérées revendiquent de ne plus dire « comment travailler’ à leurs salariés mais plutôt « pourquoi ». Elles partent aussi du principe que c’est celui qui « fait » qui « sait ». Elles attachent une grande importance à la notion de vision d’entreprise et œuvrent de manière collaborative à l’élaboration d’un cadre du vivre ensemble dans l’entreprise. Elles mettent en avant la transparence et valorisent la diversité de pensée et renouent avec l’apprentissage par l’erreur qui doit favoriser l’apprentissage de son environnement.

Les atouts de « l’entreprise libérée »

Les salariés sont plus performants, l’amélioration de la motivation, en donnant plus de sens à la mission de chacun, rend les collaborateurs plus heureux et plus impliqués.  Le collectif prend plus de poids grâce à la mise en avant du travail collaboratif. L’organisation devient plus agile, la  structure n’est plus figée à travers une hiérarchie et un organigramme pesants, elle se réinvente en permanence en fonction des nouvelles règles du jeu qu’impose un marché toujours en mouvement. L’innovation ne se décrète plus à coup de budget R&D, elle permet de libérer la créativité et la prise d’initiative de chacun. On constate  une meilleure performance globale de l’entreprise, avec des résultats financiers en hausse et d’une manière générale, des objectifs régulièrement atteints.

Il y a aussi des aspects négatifs non négligeables

Ces points négatifs s’expriment à travers de nombreuses critiques parmi lesquelles : la culture française ne serait pas adaptée, trop imprégnée par le modèle pyramidal, les salariés ne seraient pas prêts à de tels changements. Les changement seraient surtout difficiles à mettre en oeuvre dans des entreprises dont le modèle traditionnel est fortement ancré dans sa culture. Les détracteurs vont encore plus loin en mettant en avant le risque de dérive d’une poignée de collaborateurs qui prendrait le pouvoir au détriment des autres. Un effet pervers contraire au fonctionnement recherché. Un autre argument mis en avant serait l’augmentation du stress et du burn-out à cause de la responsabilité de chacun de devoir rendre des comptes au collectif. Les détracteurs soulignent aussi que ce mouvement stigmatise l’encadrement en général et plus particulièrement les cadres intermédiaires perçus comme des « petits chefs », alors que dans les entreprises dites traditionnelles, leur rôle évolue vers celui d’animateur, d’accompagnant, coach aidant ses équipes à donner le meilleur d’elles-mêmes. Un moyen indirect de réduire les charges salariales en supprimant les postes de cadres intermédiaires. A noter que dans certains cas concrets, c’est l’inverse qui se produit avec une augmentation de la masse salariale.

L’entreprise libérée n’est pas un modèle, il s’agit plus d’une philosophie humaniste de la conception de l’entreprise. En ce sens, des pratiques valables et utiles pour une entreprise ne le seraient pas forcément pour une autre. Chaque entreprise doit pouvoir mettre en œuvre ses propres solutions.

En conclusion, il n’y a pas de méthode unique pour libérer son entreprise, chacune est différente, il faut donc tenir compte de la diversité des besoins et de la spécificité de chaque organisation. Il ne peut y avoir un processus identique d’une entreprise à l’autre. Enfin l’entreprise libérée a un effet accélérateur sur le bien-être au travail, ce qui est loin d’être négligeable.

1 comment on “Qualité de Vie au travail , Bien-être au travail , Bonheur au travail, c’est quoi la différence ?”

Qualité de Vie au travail , Bien-être au travail , Bonheur au travail, c’est quoi la différence ?

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Qualité de vie au travail (QVT) ou bien-être au travail (BET)? Est-ce la même chose ou s’agit-il de notions totalement différentes? Nous allons tenter de vous éclairer sur ce qui se cache derrière ces deux appellations. La définition de la QVT est très controversée et ses frontières sont abstraites. Pour faire simple, la QVT représente l’ensemble des conditions dans lesquels les collaborateurs de l’entreprise travaillent autant en termes de charge de travail, relations et conditions de travail. Selon les partenaires sociaux (document de synthèse de Juin 2012 précédent l’accord QVT de Juin 2013), « La notion de qualité de vie au travail renvoie à des éléments multiples, relatifs en partie à chacun des salariés mais également étroitement liés à des éléments objectifs qui structurent l’entreprise. Elle peut se concevoir comme un sentiment de bien-être au travail perçu individuellement et collectivement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, le sentiment d’implication et de responsabilisation, l’équité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué. La qualité de vie au travail désigne et regroupe les dispositions récurrentes abordant notamment les organisations du travail permettant de concilier les modalités de l’amélioration des conditions de travail et de vie pour les salariés et la performance collective de l’entreprise. »

En juin 2013, L’Accord National Interprofessionnel sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail (ANI) a défini la notion de QVT comme étant « les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail, et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci, déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte. »

 

Regardons ce qui se dit sur le bien-être au travail

La définition officielle fournie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère le bien-être au travail comme  » un état d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté, les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de l’autre, les contraintes et les possibilités du milieu de travail « .

Il y aurait donc un objectif similaire entre les deux, l’un englobe une série de dispositions récurrentes, le second qualifie un état d’esprit adoptée dans le cadre du travail.

Historiquement, le concept de la QVT n’a pas de définition unique et officielle en France. Les modèles proviennent essentiellement d’Europe du Nord et des pays anglo-saxons qui inscrivent la qualité de vie au travail dans une perspective d’avantage individuel, associé au bien-être. Ce terme est apparu en France dans les années 1970, il est né de la notion « de conditions de travail », avec une connotation plutôt « risques professionnels » et prévention, en réponse à une demande sociale forte, reprise par le pouvoir politique. Il vise à développer des modes d’organisation du travail innovants capables de concilier l’efficacité et l’intérêt du travail. À l’époque, l’objectif était d’accroître à la fois la satisfaction professionnelle des salariés et la performance des entreprises.

On peut distinguer différentes visions de la QVT. Selon l’ANACT, il y a 6 facteurs clés déterminants à propos de la QVT :

  • les relations sociales et de travail,
  • le contenu du travail,
  • l’environnement physique de travail,
  • l’organisation du travail,
  • la réalisation et le développement professionnel,
  • la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Selon la Commission Européenne, les 10 objectifs dans le domaine de la qualité du travail sont :

  • satisfaction des travailleurs vis-à-vis de leur emploi,
  • éducation et formation tout au long de la vie,
  • égalité entre les femmes et les hommes,
  • non-discrimination,
  • baisse de la fréquence des accidents du travail, des maladies professionnelles et du stress professionnel,
  • appui à la mobilité professionnelle et géographique,
  • insertion des jeunes et des chômeurs de longue durée,
  • équilibre entre vie professionnelle et vie privée,
  • dialogue social et participation des travailleurs à la vie de l’entreprise,
  • accroissement de la productivité et du niveau de vie.

Enfin ces dernières années, on a vu émerger la notion de bonheur au travail, fortement décrié et moqué depuis quelques temps. Le Bonheur au Travail est né de l’aspiration de citoyens à développer leur bonheur, dans toutes les sphères de leur vie, incluant également la sphère professionnelle. Aujourd’hui le bonheur au travail commence à être pris au sérieux par certaines entreprises du fait de la médiatisation d’initiatives qui ont démontré la viabilité de cette aspiration individuelle et collective.

Revenons à la notion de bien-être.  Dans sa globalité, le bien-être d’un individu s’appuie sur plusieurs facteurs : la famille, les amis, les activités de loisir, sportives, artistiques et l’environnement  professionnel, auxquels s’ajoute la notion de bonheur. Le bien-être au travail s’inscrit donc comme l’une des composantes du bien-être. Si l’on se réfère aux obligations de l’entreprise, celle-ci a un certain nombre de responsabilités, elle a des obligations et des devoirs en  matière de QVT. Par contre si on élargit au bien-être, nous entrons dans une notion beaucoup plus globale qui sort du cadre exclusif de l’entreprise et touche le domaine de la vie privée. L’employeur n’est donc pas obligé « d’apporter » du bien-être à ses salariés mais il peut, si il le souhaite y contribuer.

Ce n’est pas un hasard si la signature de Vitaelia : la référence du Bien-être et de la qualité de vie en entreprise mentionne les deux.

1 comment on “Le burn out est-il un accident du travail ou une maladie professionnelle?”

Le burn out est-il un accident du travail ou une maladie professionnelle?

Les avis divergent et parfois se contredisent. Nous allons donc essayer de faire le point sur le sujet.

Dernièrement, la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud a pris la parole le 12 février sur ce sujet. Pour elle, le burn-out n’est pas une maladie complètement professionnelle.  Alors  faut-il ou non reconnaître le burn-out comme une maladie « totalement » professionnelle? La question revient régulièrement dans le débat politique et elle n’est pas innocente. En effet, cette reconnaissance implique de faire entrer le syndrome d’épuisement professionnel dans le tableau des maladies liées au travail et indemnisées par la Sécurité sociale.   La Ministre du Travail en a balayé la possibilité, arguant que le burn-out n’était pas une maladie professionnelle. « Toute la communauté médicale, dont l’OMS, dit que ce n’est pas une maladie professionnelle. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas se développer dans le monde du travail bien sûr, a-t-elle déclaré. Mais reconnaître le burn out comme maladie professionnelle reviendrait à dire que c’est lié à 100% au milieu professionnel. Or, ça n’est pas le cas. »

De son côté, Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, expliquait en octobre 2017 qu’il « s’avère que le burn out n’est pas une maladie. C’est un ensemble de symptômes et, donc, c’est très difficile de décider que c’est une maladie professionnelle ». L’affaire semble donc entendue pour nos deux ministres.

Pourtant Le « burn-out » est assurément devenu progressivement l’une des principales sources d’angoisse au travail, tant il touche aussi bien les cadres que de simples employés, les salariés du public comme ceux du privé, tous également menacés dès lors qu’ils accusent une surcharge de travail. La pression au travail s’installe tellement qu’elle semble « normale » pour les salariés, révèle le dernier baromètre Cegos.

Le constat reste inquiétant. Plus d’un salarié sur deux et deux encadrants sur trois évoluant dans les entreprises de plus de 100 salariés disent subir un stress régulier dans leur travail, selon l’édition 2017 du baromètre Cegos sur le climat social en entreprise*, publié le 5 décembre. À l’assertion « je subis un stress régulier dans mon travail », 54% des salariés répondent « oui » (-1 point par rapport au précédent baromètre, en 2015), comme 66% des managers (-7 points). Pour 60% des salariés, le niveau de stress a un impact négatif sur leur santé (en chute de 23 points par rapport à 2015), un taux moindre que pour les managers (65%, moins 1 point seulement). Pourquoi une telle différence dans ces évolutions? « On observe un phénomène d’autorégulation, explique Isabelle Drouet de la Thibauderie, manager de l’Offre et de l’Expertise RH au sein du groupe Cegos. Les DRH sont plus vigilants, mènent des actions spécifiques contre le surmenage. En outre, les risques psycho-sociaux ne sont plus un sujet tabou, et la parole se libère chez les managers. »

Au Japon, le « karoshi », ou « mort par surmenage » de salariés se tuant littéralement à la tâche, est reconnu comme accident du travail depuis les années 70. En France, le syndrome n’est pas, lui, reconnu comme une maladie professionnelle. Les spécialistes connaissent bien le burn out. Il est nécessairement lié au travail : c’est un sur-engagement professionnel caractérisé par un épuisement émotionnel, une perte d’estime de soi et la déshumanisation de la relation à l’autre », explique le Dr Agnès Martineau-Arbes (médecin du travail et consultante pour « Technologia », cabinet d’évaluations et de préventions des risques professionnels). Pour elle, le terme anglais résume bien l’état d’une personne qui « se consume, physiquement et moralement jusqu’à épuisement total, jusqu’à avoir brûlé toutes ses réserves ». Il atteint des personnes « extrêmement engagées dans leur travail et qui veulent bien faire », précise-t-elle.

On associe le burn out à une forme de dépression nerveuse. Il peut s’agir d’un syndrome d’épuisement professionnel, mais également de maladies liées à un état de stress excessif (états de dépression, syndrome de fatigue chronique, troubles anxieux, états de stress post traumatique, etc.). Toutes les pathologies psychiques sont susceptibles d’être concernées.

Le burn-out ne fait pas partie des affections listées dans les « tableaux de maladies professionnelles », au nombre de 175 pour le régime général. Ce sont eux qui définissent les maladies qui sont indemnisables. Les psychopathologies, dont le burn-out se réclame, restent les parents pauvres de l’indemnisation.

Cependant, ces pathologies dites « hors tableau » peuvent être reconnues via le système complémentaire de reconnaissance des maladies professionnelles (Article L. 461-1 CSS). La grande spécificité des maladies psychiques est qu’elle peuvent être déclarées soit en tant que maladie professionnelle, soit en tant qu’accident du travail : * la pathologie sera qualifiée de maladie professionnelle si elle procède d’une évolution lente, * en revanche, celle survenue au temps et au lieu du travail, sera qualifiée d’accident du travail si elle est consécutive à un fait précis.

Ce qui nous amène à notre seconde question, le burn out est-il un accident du travail?

D’après le Code de la Sécurité Sociale (article L411-1), est considéré comme un accident de travail, un accident qui survient par le fait du travail, pendant l’exercice du travail, sur le lieu de travail à toute personne, salariée ou non, qui travaille, en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs. Il faut donc un événement soudain à une date certaine. Par exemple, un choc psychologique suite à un entretien professionnel conflictuel.

Même en l’absence d’accident du travail ou de maladie professionnelle, le salarié victime d’un burn-out peut rechercher la responsabilité de son employeur au titre de l’obligation de résultats en matière de santé et de sécurité au travail.

À de nombreuses reprises, la Cour de cassation a admis qu’en cas de harcèlement moral ou de violences, physiques ou morales, subis par un salarié dans le cadre de son travail, l’employeur manque à son obligation de sécurité.

L’employeur n’a pas l’obligation de supprimer totalement les risques, notamment psycho-sociaux, mais doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. S’il ne prend pas ces mesures, il commet alors une faute et engage alors son obligation de résultat en matière de sécurité.

Le salarié victime d’un burn-out peut, indépendamment de la reconnaissance de celui-ci en tant que maladie professionnelle, rechercher la responsabilité de son employeur sur deux fondements :

  • En cas de harcèlement moral Le burn-out peut être la conséquence d’un harcèlement moral. L’article L.1152-1 du Code du travail dispose que : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel »
  • En cas de manquement de l’employeur à son obligation de sécurité

L’employeur est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des salariés (L. 4121-1 du Code du travail). A cet égard, il est tenu d’une obligation dite de résultat.

Malgré l’absence d’évolution des tableaux concernant les risques psychosociaux, une étape supplémentaire vers leur meilleure reconnaissance a été franchie en 2015 avec la loi relative au dialogue social et à l’emploi, dite « loi Rebsamen ». Cette loi sert notamment dans la procédure de reconnaissance complémentaire, un dispositif, dit « hors tableau », qui décide au cas par cas l’imputabilité ou non de la maladie d’un salarié à son travail. « Le salarié doit établir, devant un comité régional, que la maladie est, essentiellement et directement, causée par son travail habituel et qu’elle a entraîné le décès ou une incapacité permanente d’un taux au moins égal à 25 % », explique Me Pascal.

En conclusion, le burn out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle , mais peut être admis comme tel dans certains cas. Le burn out peut lui aussi être reconnu comme accident du travail sous certaines conditions.

Sources :

https://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/la-depression-de-plus-en-plus-reconnue-comme-maladie-professionnelle_1813312.html

https://www.juritravail.com/Actualite/maladie-professionnelle/Id/245451

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/pourquoi-le-burn-out-n-est-pas-reconnu-comme-une-maladie-professionnelle_5207038_4355770.html#JkIps2319XX7fRwe.99

http://www.assemblee-nationale.fr/15/ta/ta0077.asp

https://www.lailler-avocat.com/burn-out-maladie-professionnelle-reconnaissance-travail-syndrome-depuisement-professionnel-stress-anxiete-securite-au-travail/

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La qualité de vie au travail un remède efficace face aux arrêts de maladie.

Comme nous, vous avez appris que la « Sécu » s’apprêtait à communiquer aux entreprises la part d’arrêts de travail liés aux lombalgies, aux TMS et aux risques psychosociaux, afin de réduire les taux d’absentéisme.

 

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Audelà des questions que cela peut engendrer, notamment sur le secret médical et la divulgation d’informations personnelles, cette expérimentation lancée en novembre 2017 par l’Assurance-Maladie a pour but de renforcer la prévention des risques professionnels en entreprise. Cela consiste à transmettre aux entreprises ayant un très fort taux d’absentéisme des informations sur la nature des arrêts maladie, dans un contexte où des écarts importants de taux d’absentéisme sont constatés entre des entreprises d’un même secteur. L’expérimentation consiste à rencontrer les entreprises pour leur parler de leur niveau d’absentéisme dans le but de les inciter à mettre en œuvre des actions de prévention.
le Monde 26.01.2018

Il faut se rappeler que le coût moyen du mal-être au travail représente 12 600 euros par salarié (absentéisme, arrêts de maladie, démissions, désorganisation, perte de productivité), soit un total équivalent à 11,5% du PIB français. C’est le chiffre phare de l’étude menée annuellement pour le compte du groupe Apicil. En 2017 cette étude illustre à nouveau les forts contrastes concernant le bien-être au travail selon les entreprises, en fonction de leur taille ainsi que de leur activité. Les chiffres sont inquiétants, 1 salarié sur 5  en arrêt de maladie à cause de son travail. En effet, 20% des salariés arrêtés (= en congé de maladie) estiment que leur arrêt est lié à leur travail : 14 % sont dus à des tensions liées à l’organisation du travail et 6 % suite à des difficultés liées aux pratiques managériales de l’entreprise. La charge de travail et l’environnement physique( ?) sont cités comme les principales sources de difficultés pour les salariés en arrêt de travail suite à des tensions liées au milieu professionnel. Cette perception contraste fortement avec celle des DRH, puisque selon eux seuls 4 % des arrêts sont liés aux situations de travail. Les maladies ordinaires (54% d’arrêts) et les troubles musculo squelettiques (30% d’arrêts) sont les principaux motifs des arrêts de travail. Les troubles psychologiques (14%) arrivent en 4ème position et sont plus élevés dans les services.

Un coût des arrêts de travail globalement mal apprécié par les DRH

Seul un DRH sur dix a une idée précise du coût des arrêts de travail. Ces coûts estimés se situent la plupart du temps entre 0,5 % et 2 % de la masse salariale. Sur cette base, une estimation du coût direct des arrêts de travail reste hasardeuse. Il n’en demeure pas moins que l’impact et les coûts pour l’entreprise restent élevés, si l’on prend en compte également les coûts indirects. En effet, 82% des DRH jugent que les arrêts de travail ont un impact négatif sur l’organisation de l’entreprise et 57% sur sa performance économique. Ce chiffre monte même à 100% pour les entreprises de transports.

Les entreprises minoritaires à faire de la prévention

Moins d’une entreprise sur deux (45%) a mis en place des actions de prévention des arrêts de travail (moins d’un quart dans les transports). D’un point de vue réglementaire, 76 % des DRH ont mis en place le document unique et 62 % ont procédé à l’évaluation de la pénibilité au travail. En revanche, moins d’une entreprise sur deux a mis en place des actions de prévention des TMS (48%), des formations aux risques psychosociaux (34%) ou des démarches QVT (32%).

La QVT (Qualité de vie au travail) justement arrêtons-nous sur le sujet quelques instants. Si l’on se réfère aux chiffres, 71 % des salariés jugent satisfaisante la démarche de QVT au sein de leur entreprise, la qualifiant de bonne ou très bonne contre 69 % en 2016, ce chiffre monte à 96 % chez les dirigeants satisfaits. Les salariés s’accordent pour placer les relations avec les collègues (53 %) et l’ambiance (49 %) en tête des facteurs déterminants. Pour eux, viennent ensuite la rémunération (40 %, contre 42 % chez les dirigeants), la reconnaissance au travail (38 %, contre 40 %), et la conciliation des temps de vie (37 %, contre 15 %). Cette dernière demeure une source de difficultés pour 34 % des salariés, 42 % des cadres et 44 % des managers.

Etude sur la Qualité de Vie au Travail en 2017 par le groupe Malakoff Médéric 

Ces chiffres encourageants sont malheureusement altérés par l’enquête de l’OMS qui classe la France à la 3ème place des nations avec le plus grand nombre de dépressions liées au travail. Ce sentiment est également en contradiction avec la hausse des salariés et managers déclarant avoir eu envie de bénéficier d’un arrêt maladie, entre 2009 et 2017 (+ 10 %). Un chiffre intéressant à analyser lorsque dans le même temps, 75 % des dirigeants déclarent que la QVT doit être un axe majeur pour les entreprises, notamment pour maîtriser l’absentéisme. (en 3ème position derrière l’augmentation de la compétitivité et l’amélioration du climat social).

Dirigeants et salariés sont unanimes sur un point : plus de neuf personnes sur dix estiment que la santé des salariés contribue à la performance de l’entreprise. Un salarié se félicitant de sa QVT est moins sujet aux arrêts maladie (37 % de moins que la moyenne). A l’inverse, un salarié la jugeant mauvaise a 18 % plus de risques d’être absent. Selon le dernier baromètre 2017, 34,1 % des salariés sont absents au moins une fois par an. La durée s’élève en moyenne à 35,5 jours par salarié concerné, pour une durée moyenne de 18,9 jours par arrêt. L’absentéisme représenterait ainsi la perte de l’équivalent de 43 emplois à temps plein pour une entreprise de 1 000 salariés.

Des chiffres significatifs qui soulignent à quel point la qualité de vie en milieu professionnel occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’organisation des entreprises. Elle est devenue une des préoccupations incontournables des DRH et des dirigeants. Il faut maintenant l’appliquer concrètement et l’adapter aux différentes attentes des salariés et enjeux des entreprises.

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4 questions à Joëlle Juppeau, naturopathe, consultante en nutrition santé

Joelle

Comment devient-on consultante en nutrition santé?

Durant trente ans, j’ai travaillé comme ingénieure dans l’industrie agroalimentaire et chimique, j’accompagnais et aidais les industriels. Et puis, j’ai souhaité passer de l’autre côté du miroir, côté consommateur. J’ai toujours été intéressée par l’hygiène de vie et l’impact des habitudes alimentaires. Aujourd’hui je suis naturopathe, j’apporte une vision d’experte dans le domaine de la prévention santé. Consultante en nutrition santé, j’offre une veille sur les tendances dans les domaines de l’alimentation et le mieux être.

Comment intervenez-vous dans les entreprises ?

J’interviens sous forme d’ateliers pour sensibiliser et aider les salariés afin d’acquérir les bonnes habitudes, les  réflexes pour manger équilibré et la prise de conscience des 4 piliers de la santé qui sont : le sommeil, l’alimentation, l’activité physique et la gestion du mental. J’interviens également auprès des entreprises qui doivent gérer la prevention santé, améliorer le bien-être de leurs salariés et accompagner les équipes dans les facteurs de risques (sédentarité, hypertension, fatigue chronique, voyages, fréquents, décalages horaires etc) Je pars du constat qu’on s’alimente mal, donc on gère mal sa digestion et cela engendre des répercutions sur le métabolisme. Ainsi dans mes ateliers, j’aide à faire les bons choix alimentaires, privilégier par exemple les bons modes de cuissons, et installer de meilleurs rythmes alimentaires. Cette approche est bénéfique non seulement pour le corps mais également pour le cerveau et la mémoire. Par ailleurs l’activité en entreprise étant souvent trop sédentaire, je préconise une activité physique raisonnée, raisonnable et régulière.

Quels conseils pourriez-vous donner en quelques mots?

Il faut bien choisir ses aliments, à commencer par les graisses. Il faut savoir que 80% de l’offre alimentaire contient du sucre. Et nous n’avons pas besoin de tout ce sucre mais plutôt de gras, mais pas n’importe lesquels. On doit essayer de manger des aliments alcalins (par exemple des légumes) plutôt qu’acides (viande rouge), tout n’est qu’une affaire de bon dosage. Je rajouterais que le rythme alimentaire est très important. Les rythmes professionnels en milieu urbain nous font prendre nos repas le soir beaucoup trop tard. Nous devrions diner tôt, vers 19h. Ce qui peut sembler difficile mais rien ne nous empêcherait de poursuivre nos activités après. Ainsi, on protège le système digestif et le rythme biologique..

En quoi l’entreprise peut-elle intervenir?

L’entreprise peut sensibiliser et apporter des conseils et de l’information aux salariés sur la façon de s’alimenter et la bonne hygiène de vie à avoir. J’ai constaté que les salariés sont très réceptifs et demandeurs. L’entreprise peut par ailleurs intervenir auprès des prestataires de restauration avec lesquels ils travaillent. Des choses simples à mettre en place, des condiments en libre service pour compléter des aliments proposés, choisir des pains semi-complets plutôt que blancs, installer des salades-bar. On peut mieux maitriser le stress par l’assiette,, l’activité physique et le sommeil pour impacter positivement la qualité de vie. Cette approche pourrait permettre un moindre taux d’absentéisme. Il faut encourager tout ce qui peut tendre à une vie meilleure. La santé est notre bien le plus cher.

Joëlle Juppeau Ingénieur Conseil & Formation
Référente PNNS (Programme National Nutrition Santé) Naturopathe
DIDAXIS www.inspirezvivez.com

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Quand bien manger rime avec bien-être

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Ces dernières années, de très nombreux travaux scientifiques ont démontré que des habitudes de vie quotidienne saines, notamment au travers de la nutrition, contribuent à réduire les risques de maladies et d’incapacités. Bref, manger équilibré est bon pour la santé. On nous le répète tous les jours. Le bien-être au travail est lui aussi fortement lié à l’alimentation. Les performances professionnelles dépendent en partie du régime alimentaire au travail. Qui n’a jamais mangé devant son ordinateur, ou pris son café accompagné d’une barre chocolatée toute droite sortie du distributeur de friandises, pour le petit creux de la pause de 10h? On ne vous parle pas de la mode des grandes boites de bonbons et autres réglisses à porter de main pour aider à boucler des dossiers tardifs… Et nous passerons sous silence les plateaux traiteurs pris en réunion, ou les repas dits d’affaires, où il est mal vu de ne pas faire honneur au plat du jour.

Quelques chiffres : Un mauvais régime alimentaire peut réduire la productivité de 20%. Pour rappel, l’impact économique de l’obésité est particulièrement élevé et représente 2,6 % du PIB français, soit 56 milliards d’euros (sources 2016). L’alimentation au travail est un sujet essentiel. En faire l’une des priorités du bien-être au travail est une bonne occasion d’augmenter la productivité et d’améliorer le moral des salariés tout en contribuant à la bonne image de l’entreprise.

En France, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a permis le développement d’un très grand nombre d’actions de communication et d’information ainsi que la mise à disposition d’une grande variété de documents pour les professionnels.

Le temps passé au travail représente un moment important de la vie quotidienne de l’ensemble des actifs. Durant ce temps, au moins un repas est pris, au sein ou à l’extérieur du lieu de travail. Des repas déséquilibrés pris au quotidien sur le lieu de travail ont un impact non négligeable sur la santé et l’activité des salariés. Une mauvaise alimentation peut être à l’origine de problèmes qui touchent le moral, la sécurité, les capacités et le bien-être des salariés. Pourtant de bonnes habitudes sont faciles à mettre en place, grâce à une meilleure information sur les besoins nutritionnels des salariés. Une formation sur la diététique en entreprise permet d’améliorer durablement la qualité de vie de l’organisation en restant sur des investissements modestes. L’objectif est de prévenir les carences des salariés et les maladies chroniques qui auront donc une incidence sur l’absentéisme et les accidents du travail.

S’il est primordial qu’un employeur offre à ses employés un cadre de travail sain, répondant à des normes rigoureuses de sécurité, il est tout aussi important qu’il les encourage à opter pour des habitudes de vie saines. La mise en œuvre de programmes de santé nutritionnelle peut s’avérer un premier pas significatif dans cette voie. Pour information, l’intervention des entreprises volontaires dans les enjeux de nutrition ne peut avoir de caractère obligatoire. Seules des démarches individuelles peuvent contribuer à la prise en compte de ce facteur de bien-être et de santé au sein des entreprises. Ils doivent être fédérateurs, en mesure de rassembler un grand nombre de personnes désireuses d’apprendre comment améliorer leur santé, au travail comme à la maison. Ces programmes doivent naturellement s’inscrire dans une démarche globale de santé au travail.

L’environnement de travail a une influence sur la santé des employés. Avant de mettre en place un programme de santé nutritionnelle, il est important d’examiner objectivement l’endroit où les employés prennent leurs repas. Les lois sur la santé et la sécurité au travail imposent que les espaces de repas soient propres, agréables et qu’ils appliquent strictement les normes d’hygiène en vigueur dans les lieux collectifs. Pour commencer, il ne faut pas hésiter à avoir un regard objectif sur le contenu des distributeurs automatiques ainsi que les menus des cafétérias d’entreprise. C’est en prenant en compte tous ces paramètres que l’on comprend comment le lieu de travail influe sur les habitudes alimentaires des employés. La mise en place d’un programme nutritionnel aura peu de chance de porter ses fruits si on ne se pose pas les bonnes questions en amont.

L’entreprise doit être moteur sur les programmes de santé nutritionnelle et alloue du temps aux employés pour qu’ils participent à des séances d’information, offre des aliments appropriés à la cafétéria et dans les distributeurs automatiques, met à disposition des réfrigérateurs et des micro-ondes qui permettront de conserver et de préparer des repas de façon convenable.

Agir, au sein de l’entreprise, sur la nutrition (l’alimentation et l’activité physique) est un moyen fort de contribuer au bien-être au travail, à la prévention des pathologies les plus fréquentes, à la réduction de l’absentéisme, à l’amélioration de la qualité du travail.

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/09012013-GUIDE-PNNS-entreprises-DER.pdf

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Mettez un peu de bien-être dans vos cadeaux

Faire et se faire plaisir pour finir agréablement l’année
Les fêtes de fin d’année approchent à grand pas, on l’avoue, on ne s’en était même pas rendu compte. Toute l’équipe de VitæLia profite donc de ce dernier rendez-vous du mois pour vous souhaiter d’excellentes fêtes, un bon moyen de cultiver son bien-être en famille et également au sein de son entreprise. Les fêtes de fin d’année restent l’occasion de passer des moments plus conviviaux entre collaborateurs.

C’est unes façon sympathique pour les entreprises de remercier les salariés de leur investissement tout au long de l’année écoulée et de renforcer les liens au sein des équipes. Le coffret gastronomique, les chèques cadeaux, le sapin organisé pour les enfants des collaborateurs ont toujours de nombreux adeptes et feront toujours partis des traditions. Aujourd’hui il y a d’autres moyens de faire plaisir. Pourquoi ne pas associer qualité de vie, santé et cadeaux bien-être? L’atout principal: l’effet se fera sentir tout au long de l’année, contrairement au petit ballotin de chocolats vite englouti. Un salarié heureux et bien dans son travail toute l’année est à la fois plus motivé et plus productif.

Dans les bonnes idées, un abonnement à des corbeilles de fruits frais chaque jour, facile à mettre en place rapidement, il existe de nombreuses offres en la matière. Semaine après semaine les variétés présentent dans la corbeille changent en fonction des productions du moment et pour répondre aux goûts du plus grand nombre. Un plein de vitamine qui remplacera avantageusement les barres caramel trop sucrées des distributeurs. Mettre à disposition des collaborateurs des gym ball, ces gros ballons sur lesquels on s’assoie et qui permettent de faire des exercices physiques de manière simple et ludique, ça remplacera les manges debout et leurs tabourets peu confortables. Autre idée, dont nous avions déjà parlée dans notre newsletter, mettre de l’art dans les bureaux, passer un partenariat avec une galerie d’art qui se chargera d’exposer des oeuvres dans vos locaux, ou solliciter un artiste pour réaliser une toile symbolisant vos valeurs ou votre vision. Des initiatives qui ne peuvent être que bonnes pour le moral des salariés et la cohésion des équipes.

Enfin pour ceux qui ont la main verte, l’installation d’un mini-potager dans votre entreprise. Convivial et sympathique il pourra créer des vocations ou tout simplement agrémenter de manière ludique les repas de vos salariés. Toujours dans le registre naturel, on vous suggère d’installer une ou plusieurs ruches sur le toit de votre entreprise, vous contribuez à la biodiversité, vous prenez soin des abeilles; elles en ont bien besoin, vous récoltez votre propre miel et ça devient très vite une activité fédératrice entre collègues.

Vous l’aurez compris, le bien-être est plus que jamais l’occasion de faire et de se faire plaisir.
On pense très fort à vous et on vous donne rendez-vous l’année prochaine avec plein de nouveautés. En attendant prenez soin de vous, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes.

http://www.justeatemps.com/FR/Fruits.html?gclid=CjwKCAiA1O3RBRBHEiwAq5fD_ExPWAo7dqjFDs7ME_GUKFZljyIkJg6bEeRtC63M5jqfVdlRZXCM9hoCBgoQAvD_BwE

https://www.cielmonradis.com/

http://www.apiterra.fr/ruche-entreprise/pourquoi/

 

 

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Les TMS ne disent pas merci au Père Noël

A l’approche des fêtes de fin d’année, nous avons souhaité consacrer notre focus aux TMS (troubles musculo-squelettiques). N’y voyez pas une quelconque forme de mauvais esprit qui tenterait de vous culpabiliser et gâcher le plaisir des achats de Noël. Nous pensons d’abord aux salariés qui, derrière les annonces « livré avant Noël » « chez vous en 24h » « livraison express » « en deux heures chrono chez vous » œuvrent en silence et font des miracles parfois au détriment de leur santé.

TMS, trois lettres pour désigner des maladies qui ont en commun d’être directement liées aux conditions de travail. Aujourd’hui, les troubles musculo-squelettiques représentent 85 % des causes de maladies professionnelles en France. Leur prévention est un véritable enjeu pour les entreprises et les salariés. Le Plan Santé Travail 2 (2009-2014) encourage d’ailleurs les employeurs à lancer des programmes d’information auprès de leurs collaborateurs.

Les TMS : c’est quoi ?

Les troubles musculo-squelettiques touchent comme leur nom l’indique les muscles, les tendons et les nerfs autour des articulations. Ils se manifestent par des douleurs et une gêne dans les mouvements. Les plus courants sont les tendinites de l’épaule, le syndrome du canal carpien (poignet) et les lombalgies (dos). On retrouve également l’inflammation chronique des tendons, épicondylite au coude, hygroma du genou…

Les troubles musculo-squelettiques apparaissent généralement en cas de gestes répétitifs, d’efforts importants, de postures prolongées, de maniement de charges lourdes… Aujourd’hui, une quinzaine de TMS sont reconnus comme des maladies professionnelles (MP) et en représentent la première cause. Ils provoquent des douleurs mais aussi de la raideur dans les mouvements, de la maladresse ou une perte de force. Les TMS ne sont pas à négliger, quelle que soit leur localisation, ils peuvent devenir irréversibles et entraîner un handicap durable.

Parmi les facteurs de risque de TMS, on distingue outre les facteurs biomécaniques : gestes répétitifs, travail statique, efforts excessifs, positions articulaires extrêmes, également les facteurs psychosociaux : pression du temps, manque de contrôle sur son travail, manque de soutien social et les facteurs organisationnels : délais de réalisation trop courts, travail monotone ou temps de récupération insuffisant… Les TMS sont de loin les maladies professionnelles reconnues les plus fréquentes.

Il n’y a pas que les métiers de la distribution, du e-commerce ou de la logistique qui soient concernés. Tous les secteurs d’activité sont touchés. Ce risque n’est pas vraiment nouveau puisqu’il était déjà présent au 19ème siècle. Son émergence actuelle s’explique notamment par des changements dans l’organisation du travail. Le juste à temps, le flux tendu ou stock zéro imposent un niveau de charge de travail relativement constant. Beaucoup de tâches imposent également des gestes fins, précis et répétés. L’intensification du travail dans un contexte de vieillissement de la population active expliquent aussi en partie l’augmentation des TMS dans la population active au cours des deux dernières décennies.

Les prémices de cette « épidémie » se sont annoncées en France au début des années 1990 avec l’augmentation régulière des maladies professionnelles. En 2015, les TMS des membres et les lombalgies représentaient 87 % des maladies professionnelles reconnues par le régime général avec 44 349 cas. Les affections péri-articulaires provoquées par certains gestes et postures représentent actuellement à eux-seuls plus des 3/4 des maladies professionnelles reconnues.

Les TMS constituent la première cause de journées de travail perdues du fait des arrêts de travail, avec la perte, en 2015, de plus de dix millions de journées de travail. Ils se situent au 2e rang des causes médicales de mise en invalidité, après les affections psychiatriques.

Ce phénomène, largement sous-estimé par les statistiques de maladies professionnelles, du fait notamment de l’existence d’une sous-déclaration notable, n’est pas propre à la France. La 6e enquête européenne sur les conditions de travail montre qu’en 2015 les maux de dos (44 %), et les douleurs musculaires du cou et des membres supérieurs (42 %) représentent les deux premiers problèmes de santé dont ont souffert les travailleurs européens (28 pays de l’UE, 5 pays candidats et la Norvège et la Suisse) au cours des 12 mois précédents.Les douleurs musculaires des membres inférieurs avaient concerné également 30 % d’entre eux. Les TMS occupent la première place des maladies professionnelles reconnues dans plusieurs pays d’Europe.

Du fait de leur fréquence et de leurs conséquences médicales, fonctionnelles et professionnelles (en termes de réduction d’aptitude voire d’inaptitude au poste de travail et de risque de rupture de la vie professionnelle), les TMS constituent l’une des questions les plus préoccupantes en santé au travail dans les pays industrialisés.

Quelques conseils pour éviter les TMS :

Au bureau :

  • Réglez correctement chaise et bureau : l’idéal est d’avoir une table à 72-76 cm et une assise à 40 à 51 cm pour pouvoir garder les pieds au sol.
  • Maintenez le dos droit et les pieds à plat. il est possible d’utiliser un repose pied pour faciliter cette position
  • Placez vos yeux à 60 / 80 cm de l’écran d’ordinateur. Le haut de l’écran doit se situer à la même hauteur que vos yeux.
  • Evitez d’avoir une source lumineuse face à vous
  • Positionnez vos documents de travail à hauteur des yeux pour éviter d’avoir à baisser et à lever constamment la tête
  • Maintenez la température du bureau entre 21° et 23 ° C
  • Maîtrisez l’intensité sonore. Elle doit pas excéder 55 dB
  • Variez les tâches pour ne pas rester trop longtemps dans la même position
  • Prenez des pauses, étirez vous

Dans un atelier de travail :

  • Divisez les charges à porter par deux pour éviter les efforts. Utilisez dans la mesure du possible un outil d’aide à la levée.
  • Variez les tâches
  • Portez un casque et des lunettes de protection
  • Accordez vous des temps de récupération

Tous ces conseils, aussi simples soient-ils doivent pouvoir être appliqués ce qui n’est pas toujours compatible avec le rythme et les contraintes qu’imposent certaines activités où rendement et compétitivité passent largement avant santé et bien-être. Alors quand vous commandez sur internet, mieux vaut s’y prendre en avance et être moins impatient. Après tout recevoir sa paire de bottes hyper tendance ou son accessoire high tech pour smartphone en 3 jours plutôt qu’en 24h ne peut qu’être bon pour la santé.

https://tmspros.fr/TMSPROS/

http://www.santepubliquefrance.fr

https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/efficacite-personnelle/troubles-musculo-squelettiques-comment-les-eviter_1519046.html