Joelle

Comment devient-on consultante en nutrition santé?

Durant trente ans, j’ai travaillé comme ingénieure dans l’industrie agroalimentaire et chimique, j’accompagnais et aidais les industriels. Et puis, j’ai souhaité passer de l’autre côté du miroir, côté consommateur. J’ai toujours été intéressée par l’hygiène de vie et l’impact des habitudes alimentaires. Aujourd’hui je suis naturopathe, j’apporte une vision d’experte dans le domaine de la prévention santé. Consultante en nutrition santé, j’offre une veille sur les tendances dans les domaines de l’alimentation et le mieux être.

Comment intervenez-vous dans les entreprises ?

J’interviens sous forme d’ateliers pour sensibiliser et aider les salariés afin d’acquérir les bonnes habitudes, les  réflexes pour manger équilibré et la prise de conscience des 4 piliers de la santé qui sont : le sommeil, l’alimentation, l’activité physique et la gestion du mental. J’interviens également auprès des entreprises qui doivent gérer la prevention santé, améliorer le bien-être de leurs salariés et accompagner les équipes dans les facteurs de risques (sédentarité, hypertension, fatigue chronique, voyages, fréquents, décalages horaires etc) Je pars du constat qu’on s’alimente mal, donc on gère mal sa digestion et cela engendre des répercutions sur le métabolisme. Ainsi dans mes ateliers, j’aide à faire les bons choix alimentaires, privilégier par exemple les bons modes de cuissons, et installer de meilleurs rythmes alimentaires. Cette approche est bénéfique non seulement pour le corps mais également pour le cerveau et la mémoire. Par ailleurs l’activité en entreprise étant souvent trop sédentaire, je préconise une activité physique raisonnée, raisonnable et régulière.

Quels conseils pourriez-vous donner en quelques mots?

Il faut bien choisir ses aliments, à commencer par les graisses. Il faut savoir que 80% de l’offre alimentaire contient du sucre. Et nous n’avons pas besoin de tout ce sucre mais plutôt de gras, mais pas n’importe lesquels. On doit essayer de manger des aliments alcalins (par exemple des légumes) plutôt qu’acides (viande rouge), tout n’est qu’une affaire de bon dosage. Je rajouterais que le rythme alimentaire est très important. Les rythmes professionnels en milieu urbain nous font prendre nos repas le soir beaucoup trop tard. Nous devrions diner tôt, vers 19h. Ce qui peut sembler difficile mais rien ne nous empêcherait de poursuivre nos activités après. Ainsi, on protège le système digestif et le rythme biologique..

En quoi l’entreprise peut-elle intervenir?

L’entreprise peut sensibiliser et apporter des conseils et de l’information aux salariés sur la façon de s’alimenter et la bonne hygiène de vie à avoir. J’ai constaté que les salariés sont très réceptifs et demandeurs. L’entreprise peut par ailleurs intervenir auprès des prestataires de restauration avec lesquels ils travaillent. Des choses simples à mettre en place, des condiments en libre service pour compléter des aliments proposés, choisir des pains semi-complets plutôt que blancs, installer des salades-bar. On peut mieux maitriser le stress par l’assiette,, l’activité physique et le sommeil pour impacter positivement la qualité de vie. Cette approche pourrait permettre un moindre taux d’absentéisme. Il faut encourager tout ce qui peut tendre à une vie meilleure. La santé est notre bien le plus cher.

Joëlle Juppeau Ingénieur Conseil & Formation
Référente PNNS (Programme National Nutrition Santé) Naturopathe
DIDAXIS www.inspirezvivez.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s